L'ouvrage le plus courant, et le plus souvent bâclé
Le ponceau d'entrée de cour est un petit ouvrage, ce qui explique qu'il soit fréquemment posé sans assise, sans pente et sans dimensionnement. Il porte pourtant tous les véhicules qui entrent chez vous, camion de livraison et camion de déneigement compris.
La largeur de l'entrée
Elle décide de la longueur du tuyau. Une entrée trop étroite oblige à des manœuvres et abîme les extrémités du ponceau à chaque passage ; une entrée trop large coûte en tuyau et en remblai sans rien apporter. La largeur se mesure à l'usage réel, véhicules inclus.
Les extrémités
Ce sont les points faibles. L'eau qui sort à vitesse creuse le fond du fossé et déchausse le tuyau par l'aval ; l'eau qui entre érode les talus par l'amont. Un enrochement aux deux bouts, posé sur une membrane, arrête ce processus avant qu'il ne commence.
Le déneigement
Un ponceau d'entrée subit la pelle et la souffleuse chaque hiver. Des extrémités bien dégagées, des talus stabilisés et des repères visibles évitent les dommages que personne ne remarque avant le dégel suivant.
La finition de l'entrée
Pierre concassée compactée ou pavage selon le choix, avec une pente qui éloigne l'eau de la maison plutôt que de la diriger vers elle. C'est le même chantier, et il vaut mieux le traiter d'un coup : refaire une entrée six mois après avoir posé le ponceau coûte le double, parce qu'il faut rouvrir ce qui vient d'être compacté. Le niveau final de l'entrée se décide en même temps que la profondeur du tuyau.